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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 15:11

 

L'hypnothérapie est un moyen assurément fiable d'atteindre l'inconscient d'une personne et de l'aider à traiter toutes sortes de situations de vie qui la préoccupent. Le stress, le tabagisme, les tocs, les peurs et phobies, et beaucoup d'autres comportements sont des domaines sur lesquels intervient l'Hypnothérapeute. Améliorer ses capacités, gérer ses émotions, et évidemment la gestion de la douleur, sont aussi des  sujets qui peuvent intéresser fortement les personnes qui viennent pour de la thérapie.

Beaucoup d'idées préconçues circulent essentiellement du fait que la seule Hypnose ayant voix au chapitre dans les médias traditionnels soit celle de spectacle (arrêt du tabac et régime aussi). J’imagine que vous avez tous vu au moins une fois cet homme «  avec des pouvoirs », comme aiment le rappeler en général les présentateurs de ces émissions, arriver sur scène et en quelques instants et sous les yeux crédules des autres spectateurs ainsi que de la plupart des téléspectateurs, mettre sous hypnose des personnes choisies dans l’assistance. Et c’est parti pour une bonne tranche de rigolade sur le dos des personnes ayant sauté le pas et accepté l’expérience.

L’hypnose thérapeutique est loin de ressembler à ce genre de manifestation.

Dans le cadre d’une thérapie au cours de laquelle le thérapeute utilise l’hypnose, le praticien va en premier lieu tenter de mieux connaître la personne qui se présente. Il fera

1/ une analyse approfondie des modes de communications du sujet et mettra en place la définition d’objectifs. Ceux-ci évolueront en fonction des séances et de l’avancée de la personne. Certains pourront être atteint en une séance, au thérapeute et à chacun d’en juger, et d’autres nécessiteront un travail plus long de progression. Après cette phase de questionnement viendra

2/ l’Induction hypnotique. Pendant cette entrée en hypnose, plus ou moins longue en fonction de la réceptivité de la personne, le praticien usera d’ancrage et de catalepsies pour induire encore plus profondément l’état modifié de conscience et permettre à l’inconscient  de bénéficier de ce qui vient ensuite.

3/ Les suggestions hypnotiques sont ensuite distillées par le thérapeute en fonction des besoins de la personne présente. Se sont des phrases définies plus avant par les objectifs mis en place et servant à canaliser les forces de guérison que l’on souhaite sublimer. Viens ensuite

4/ la phase de réveil caractérisant le retour dans l’état de conscience ordinaire dans lequel les bénéfices de la séance peuvent travailler sur votre conscient.

La description de la séance faite ci-dessus n’est que les grandes lignes de ce qui se passe dans le cabinet de l’Hypnothérapeute. Chaque thérapeute, en fonction de sa sensibilité, aura souvent favorisé une technique plutôt qu’une autre mais parviendra invariablement au même résultat qui est : la réactivation de ressources connues ou méconnues des personnes pour les aider dans leurs luttes.


En effet, les thérapeutes ne pourront pas se battre à votre place. C’est à vous que revient la décision de consulter et ensuite de vouloir guérir. Rappeler vous, nous ne faisons pas d’hypnose de spectacle.

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 10:27

Protocole : Le Swich

 

1.       Identifiez ce qui vous gêne : un comportement, une compulsion, une situation où vous vous sentez bloqué(e)…et l’image qui déclenche cette situation. (Image 1)

 

2.       Créez l’image de l’état désiré : tel que vous serez après le changement. Modifiez-la avec les submodalités pour la rendre extrêmement attirante. (Image 2) Calibrez que c’est bien le cas.

 

3.       Placez l’image de l’état désiré en bas à droite, voyez-la sombre et petite. (Créez l’attente) Regardez l’image 1, en grand, lumineuse. (Calibrez)

 

4.       Maintenant et rapidement, la petite image sombre (Image 2) grandit et devient plus lumineuse, tandis que l’Image 1 rétrécit et s’assombrit.

Cette étape doit se faire, pour reprendre l’expression de R. Bandler « aussi vite que vous prononcez le mot Swich »

 

Répétez cette étape une dizaine de fois…jusqu’à ce que vous ayez vraiment du mal à visualiser l’Image 1 (Si le Swich a été efficace cela doit même être impossible)

 

Variante : Placez l’Image 2 dans un lance-pierre et faites-la revenir vers vous, transperçant l’Image 1 tout en s’agrandissant et en prenant sa place.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 23:39

A New Theory of Art,

Beauty, Consciousness,

and Truth:

The Neuroscience

Foundations of Therapeutic

Hypnosis

Ernest L. Rossi

www.ernestrossi.com/


 

-Dov: Hypnosis is not just a question of suggestions, isn't?

 

-Ernest L. Rossi: Hypnosis is vastly more than simple suggestion. Hypnosis is the

facilitation of the patient's natural creative process on many levels from activitydependent gene expression and brain plasticity (brain growth) to creative thoughts that are the growing edge of consciousness.

 

-Dov: Does hypnosis act on gene expression?

 

-Ernest L. Rossi: I theorize that hypnosis could facilitate "activity-dependent gene

expression." but this is not yet proven scientifically. Scientists have proven that many

important life activities turn on activity-dependent gene expression. This is especially

true of any activity that is new, novel, salient and stimulating. All normal as well as

stressful mental and physical exercise turn on activity-dependent gene expression. I

believe that my therapy stimulates my patients and evokes activity in them in many ways. Therefore it seems logical to theorize that this positive psychotherapeutic activity and especially hypnosis must be turning on activity-dependent gene expression and activitydependent brain plasticity. Scientist prove that all new learning turns on activitydependent gene expression and brain plasticity. Why would this not also be true for thenew learning that takes place in hypnosis? But no scientist has the money or motivation to test this new hypnosis theory of psychosocial genomics yet.

 

-Dov: Which common denominator links the physic, psychology and biology?

 

-Ernest L. Rossi: P h ysical and biological activity turns on activity-dependent gene

expression. This activity-dependent gene expression generates the formation of new

protein molecules (physics & chemistry), which make new synaptic connections between brain cells to create new neural networks in the brain. We believe these new neural networks in the brain give rise to the experience of new patterns of consciousness (psychology). This new consciousness can be expressed in innovative art, beauty, and truth. These new experiences of art, beauty, and truth that originate in the brain of the artist or scientist now stimulates activity-dependent gene expression in the audience (other people) who enjoy the experience of this new art, beauty, and truth. I call this enjoyment of art, beauty, and truth, "the novelty-numinosum-neurogenesis effect." Enjoying novel art, beauty, and truth activates the neurons in the brain so that these neurons now turn on activity-dependent gene expression and brain plasticity of observers or participants in the audience.

 

-Dov: What is the study of neuro-science? What will be the effects in the field of therapy?

 

-Ernest L. Rossi: I explain this new neuroscience theory of art, beauty, and truth in my

french book:

Rossi, E. (2005). (laurent carrer, translator & editor). Cinq essais de psychogénomique – Exploration d’une nouvelle démarche scientifique axée sur l’interaction entre l’esprit et la molécule [Five essays on psychosocial genomics: Exploration of a new scientific approach to the interaction between mind and molecule].

 

-Dov: Do you think that new models of hypnotherapy inspired by psycho-genomic will

emerge?

 

-Ernest L. Rossi: Yes, i have outlined this new psychosocial and cultural genomic theory of therapeutic hypnosis in many of my books and scientific papers. But scientists are busy! They are busy trying to cure cancer and all the other diseases on the genomic level. No one has yet given them the money to research the interaction between psychology and genomics in therapeutic hypnosis. Will the french be the first to prove this new theory?

 

-Dov: Do you think that psychobiology or if you prefer psychosocial genomic has a bright future ahead?

 

-Ernest L. Rossi: Yes, but it may take at least 2 or 3 generations to establish the value as well as the limitations of this new psychoscial genomic theory of human psychology and behavior.

 

-Dov: Which is your definition of hypnosis? Which is your definition of therapy?

 

-Ernest L. Rossi: I n teresting and numinous (fascinating, mysterious, and tremendously

i mportant) activities turn on activity-dependent gene expression, which turns on activitydependent brain plasticity, which turns on new consciousness and mind-body healing. This new consciousness and healing is an activity at a molecular-genomic level, which turns on a new cycle of activity-dependent gene expression, brain plasticity and new consciousness in a never ending cycle of ever new creativity and adaptation to changes in the environment. Numinous and creative consciousness can activate the neurons of the physical brain to re-construct (re-synthesize) its neural networks itself. New consciousness can reconstruct its own physical foundations! this the essence of the miracle of cretive human consciousness!

 

-Dov: Is it possible to design a mathematical model of hypnotherapy?

 

-Ernest L. Rossi: Yes, i have explored this possibility in many of my papers and books. My new book, "The breakout heuristic" (that will be published in february 2oo7), has a

number of examples of my tentative mathematical models of therapeutic hypnosis and creative activity. I feel very humble about my modest efforts in mathematical modeling. I am still, at the age of 73, only a student of math.

Rossi, E. (2007, in press). The breakout heuristic: The new neuroscience of mirror neurons,

consciousness and creativity in human relationships: selected papers of Ernest Lawrence Rossi.

Pheonix, Arizona: the Milton H. Erickson foundation press. office@erickson-foundation.org.

 

-Dov: Ernest Rossi, what are your activities at present and what are your future projects?

 

-Ernest L. Rossi: You must remember i am simply a psychotherapist. That is the normal

work i do everyday to earn a living. I enjoy speculating about possibilities for the future of psychotherapy. But we must realize we are still in kindergarden - It will take much effort by creative scientists in the laboratory to prove my theories. Who will pay them to do this? drug companies will not. The medical profession will not. The government will not unless the public demands it. Will the deep french interest in the foundations of consciousness, the meaning of life, and the philosophy of aestheics find a way to support research in this area?

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 13:06

Chirurgie Viscérale et Endocrinienne avec Hypnose

Dr Sylvie Vrignaud
Service d’anesthésiologie
CHU Nantes - France
Mis en ligne le 17/06/04



Introduction
Les progrès récents technologiques (cœlioscopie) et pharmacologiques (drogues anesthésiques à demi-vie courte) ont permis à la chirurgie et à l’anesthésie de réduire le caractère invasif des interventions chirurgicales et de limiter les durées et le coût du séjour hospitalier. La chirurgie endocrine cervicale a rencontré, au travers de l’hypnosédation, une approche nouvelle et élégante pour réduire à la fois la charge affective et la réponse au stress des interventions.

Plusieurs études ont montré la faisabilité de certains types de chirurgie sous hypnosédation: cervicotomies pour thyroïdectomies totales ou partielles ou hyperparathyroidies, hernies inguinales ou ombilicales, prise en charge de brûlures, chirurgie plastique.
Dans toutes ces études il a été démontré un réel bénéfice pour le patient, une diminution significative de l ‘anxiété et des douleurs postopératoires.

L’hypnose a été décrite par M.H. Erickson, comme étant un phénomène naturel et banal de concentration mentale, une focalisation durant laquelle les facultés de l’esprit du sujet sont accaparées par un train de pensées, le sujet devenant indifférent à toute autre considération. L’individu demeure donc vigilant, concentré et collaborant.

Confrontés parfois à des malades à haut risque anesthésique (ASA IV) ou présentant une grande crainte vis-à-vis de l’anesthésie générale, nous avons été amenés à proposer à certains patients la réalisation d’actes chirurgicaux sous anesthésie locale associée à une technique d’hypnosédation.


Description de la technique d'hypnosédation
La réalisation de l’acte chirurgical sous hypnosédation est proposée par le chirurgien si l’acte chirurgical le permet, au vu des antécédents du patient ou devant son appréhension face à l’anesthésie générale. Sont exclus les patients ne désirant pas être opérés selon cette technique et ceux présentant une contre-indication : allergie aux anesthésiques locaux, surdité, troubles psychiatriques.

Les patients sont vus en consultation d’anesthésie par un médecin anesthésiste formé aux techniques d’hypnosédation ou après une contre-indication d’anesthésie classique, les instruisant du déroulement du processus hypnotique. La consultation d’anesthésie n’a rien de particulier mais insiste sur l’importance de la collaboration du patient, son rôle actif et, sur sa motivation et sa confiance envers l’équipe opératoire. Aucun test d’hypnotisabilité ou d’essai à blanc n’est réalisé avant la chirurgie.

Les patients sont admis à l’hôpital le plus souvent le matin même de l’intervention, à jeun. Une prémédication par 50 mg d’ hydroxyzine (Atarax®) leur est administrée per os une heure avant la chirurgie. A l’arrivée au bloc opératoire, le patient est installé confortablement sur la table d’opération, au besoin à l’aide de coussins. Un accès veineux fiable est mis en place ainsi qu’un monitorage standard (électrocardioscope, mesure de la pression artérielle non invasive automatique, oxymétrie de pouls).

Le chirurgien et son équipe se lavent les mains, s’habillent stérilement et préparent leur matériel. Puis commence l’induction hypnotique : elle s’inspire de l’hypnose Ericksonnienne au cours de laquelle l’anesthésiste invite d’abord le patient à se détacher de son environnement, par la fixation d’un point ou une technique de relaxation. Un relatif isolement sensoriel est alors nécessaire (diminution des volumes sonores, téléphone décroché, chuchotement entre infirmières et médecins). Le médecin anesthésiste utilise un ton monocorde, lent, un langage répétitif et volontairement pauvre. Il s’installe alors des phénomènes objectifs de la transe hypnotique chez le patient : relâchement musculaire notamment du visage, immobilité et ralentissement de la fréquence respiratoire. Cet état de conscience modifiée est maintenu pendant toute l’intervention par l’accompagnement verbal du médecin anesthésiste qui suggère l’évocation d’un souvenir agréable convenu avec le patient à son arrivée au bloc opératoire. Le patient reste conscient au cours de l’acte chirurgical mais toujours envahi par une sensation de détente et se dissocie de l’intervention en allant revivre dans sa mémoire des moments agréables.

Sur autorisation du médecin anesthésiste, après l’induction qui dure 5 à 10 minutes, le champ opératoire est réalisé suivi du drapage puis de l’infiltration du site opératoire à l’aide de Ropivacaïne 7,5mg/ml (Naropéine®). Au cours de l’intervention, le patient peut signaler un inconfort à l’aide d’un code convenu auparavant (grimace, clignement des paupières ou signe de la main). Ce message est transmis par l’anesthésiste au chirurgien qui infiltre de nouveau le site opératoire ou relâche une pression ou une traction au niveau de ce site. Une sédation intra-veineuse consciente peut être utilisée en cours d’intervention à des doses minimes, en fonction des signes d’inconfort du patient, à l’aide de bolus de 50 microgrammes d’alfentanil (Rapifen®) et / ou de 0.25 mg de midazolam (Hypnovel®).

Au terme de l’intervention, le médecin anesthésiste reprend une voix normale et invite le patient à se ré associer et à réintégrer un état de conscience normale. L’administration d’antalgiques débute dès la fin de l’intervention à l’aide de 1g de Perfalgan®.

En post-opératoire le patient séjourne en salle de surveillance post-interventionnelle pendant 30 minutes pour surveiller le risque potentiel d’hématome post-opératoire. Puis il retourne dans sa chambre et peut se réalimenter immédiatement. Il quitte le service le lendemain de l’intervention.


Expérience personnelle
La pratique de l’hypnosédation est réalisée au CHU de Nantes depuis novembre 2001. 52 patients, ASA I à IV ,ont bénéficié de cette technique d’anesthésie.

1 - Résultats
Aucune hypnose n’a du être convertie en anesthésie générale. Toutes les interventions prévues ont pu être menées à terme.
Les opérations réalisées sont les suivantes :
- Hernie inguinale : 8 patients
- Parathyroidectomie : 2 patients
- Thyroidectomie totale ou partielle : 23 patients
- Colonoscopie : 9 patients
- Dilatation de l’œsophage : 1 patient
- Naevus ou lipome : 3 patients
- Site implantable : 3 patients
- Mammectomie et curage axillaire : 1 patient
- Adénopathie cervicale : 2 patients

La sédation intra-veineuse d’appoint utilisée comprend en moyenne 2 mg de midazolam (de 0 à 4 mg) et 800 microgrammes d’alfentanil (de 0 à 1000 microgrammes).
La mortalité est nulle dans notre série. Nous n’avons pas non plus de morbidité.
Tous les patients ont pu boire et manger sans délai dès leur retour en chambre. Aucun patient n’a souffert de nausées et vomissements. Ils ont été autorisés à se lever immédiatement.
Lorsque des patients avaient déjà bénéficié d’une intervention sous anesthésie générale, ils considéraient les suites comme nettement plus confortables.
Tous les patients sont sortis le lendemain avec un score de satisfaction de 8/10 au minimum.
Ils expriment tous l’excellent souvenir de leur expérience qu’ils sont fiers d’avoir pu menée à bout malgré leur crainte initiale.


2 - Discussion
La pratique de la chirurgie sous hypnosédation dans notre service à répondu à plusieurs objectifs : assurer un confort péri et post-opératoire des patients, assurer une récupération plus rapide, éviter les complications liées à une anesthésie générale.

Pour l’ensemble des interventions l’hypnosédation n’influence pas la durée de l’intervention chirurgicale.Aucun recours à un autre mode d’anesthésie n’a été nécessaire. Toutes les interventions initialement prévues ont pu être menées à terme.

L’analgésie est assurée par l’association anesthésique local (ropivacaïne 7,5mg/ml) – hypnotique (midazolam) – morphinique (alfentanil). Les doses utilisées étaient minimes retrouvant l’effet d’hypnoanalgésie déjà décrite par M. Meurisse et Al..

Ces patients étaient demandeurs d’hypnosédation avec une grande crainte de l’anesthésie générale. Ce mode d’analgésie permet, par rapport à une intervention sous anesthésie générale, de réduire l’EVA post-opératoire, de reprendre l’alimentation le soir même de l’intervention sans que le patient n’ait souffert de nausées ou vomissements. De plus, la sortie du patient est rendue possible dès le lendemain. La satisfaction très élevée des patients (de 7 à 9/10) témoigne d’un vécu objectif agréable. Cette satisfaction résulte de leur prise de conscience du rôle actif et coopératif qu’ils ont joué dans ce processus. Nous retrouvons donc le " confort " peropératoire espéré dans cette étude.

L’hypnosédation reste cependant une méthode nécessitant la coopération du patient et ne peut être réalisée en désaccord avec le patient.

Le grand avantage de cette hypnosédation est le confort du patient. En effet, tous les patients en ayant bénéficié ont estimé que leur intervention avait été plus courte que la durée réelle. D’autre part, la relation médecin - patient est nettement améliorée. Une confiance s’installe dans ce couple au sein duquel la communication aussi bien verbale en consultation et en pré-anesthésie que non verbale pendant l’intervention chirurgicale est optimisée.


Avantages de la technique d'hypnosédation
Les patients opérés sous hypnosédation rapportent des douleurs plus faibles au cours des 24 premières heures post-opératoires. Tous ceux qui ont déjà connu une intervention sous anesthésie générale considèrent les suites post-opératoires comme nettement plus confortables avec l’hypnosédation car ils ressentent moins de fatigue et moins de douleur.

L’anxiété est diminuée par l’hypnosédation. Les durées d’hospitalisation sont plus courtes après hypnosédation. Au jour 1 post-opératoire, les patients rapportent une impression de fatigue significativement moindre que ceux opérés sous anesthésie générale. Cette différence est encore présente au dixième jour post-opératoire. La reprise des activités professionnelle est plus rapide.


Inconvénients per-opératoires
La technique d’hypnosédation impose des changements dans les habitudes de travail de l’équipe opératoire. Comme le patient reste conscient au cours de la chirurgie, les bruits de la salle d’opération doivent être réduits : conversations chuchotées, réduction des bruits du monitoring et des alarmes, anticipation et préparation des instruments chirurgicaux. L’introduction d’une telle technique au bloc opératoire requiert de la patience pour expliquer le déroulement et les effets bénéfiques de l’hypnosédation. Toutefois après sa mise en place les équipes profitent de l’ambiance calme et apaisante. La prise en charge du patient se fait alors de façon plus personnelle et adaptée à la psychologie du patient.

La présence constante de l’anesthésiste auprès du patient est nécessaire excluant son implication sur plusieurs salles d’opération.

Une collaboration étroite entre chirurgien et anesthésiste est indispensable. L’anesthésiste reste le seul interlocuteur avec le patient.

Les manipulations chirurgicales doivent être douces et précises, et chaque membre de l’équipe doit garder une maîtrise de soi quoiqu’il arrive en cours de chirurgie. Toute l’équipe s’adapte non seulement aux besoins physiologiques mais aussi psychologiques du patient.


Conclusion
L’hypnosédation fait partie intégrante de notre arsenal thérapeutique. Elle procure un confort peropératoire tout en évitant un coma pharmacologique. Cette technique impose des changements dans les habitudes de travail de l’équipe opératoire : les bruits dans la salle d’opération doivent être réduits, les manipulations chirurgicales douces et précises, un savoir-faire de l’anesthésiste qui prend en compte les besoins psychologiques du patient. Cette technique lance un nouveau défi aux équipes opératoires : collaborer étroitement ensemble dans l’intérêt du patient.

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SAVOIR SE REGARDER, S'OBSERVER, S'ECOUTER, ET S'ENTENDRE, C'EST LA BASE DE L'ECHANGE ET
                                                                         DE LA COMMUNICATION

Vidéos

Séance M. Erickson vol1

http://www.youtube.com/watch?v=ySOkD0EqEFA

Séance M. Erickson vol2

http://www.youtube.com/watch?v=UMfknedXqa4

Séance M. Erickson vol3

http://www.youtube.com/watch?v=Mkj66SZJ_G0

Séance M. Erickson vol4

http://www.youtube.com/watch?v=M7_A-b2gpXs

Séance M. Erickson vol5

http://www.youtube.com/watch?v=foaSBPw-dVw

 

Jacques Salomé, les besoins de l'individu et du thérapeute

http://www.youtube.com/watch?v=9R-Wo20D-_4

Jacques Salomé, les besoins de l'individu et du thérapeute (2)

http://www.youtube.com/watch?v=NkXwNF9rcgo

 

Derren Brown, paie avec du papier

http://www.youtube.com/watch?v=3Vz_YTNLn6w

Derren Browm, confusion kinéstésique

http://www.youtube.com/watch?v=j25qV5RO-nU

Derren Brown, être ivre sans boire

http://www.youtube.com/watch?v=zryGzTbU49I

Derren Brown, exemple de bulle de proxémique

http://www.youtube.com/watch?v=rwvA0rJ6rC0

 

Kevin Finel, le magnétisme à la Mesmer

http://www.youtube.com/watch?v=_59k6LQhp-c

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